Périodiques en histoire de l’art

Dans le cadre de l’appel à initiative 2011-2012 en art, la bibliothèque Sainte-Geneviève a numérisé 6 titres de périodiques illustrés en art qui complètent les titres numérisés de la BnF et de l’INHA. Ils sont représentatifs des collections généralistes du XIXe siècle en langue française conservées à la bibliothèque Sainte-Geneviève et couvrent les thèmes suivants : les beaux-arts, les arts décoratifs, les arts du livre et la musique.

Pour les beaux-arts, ce sont deux titres qui ont été numérises. Le  Livre d’or du Salon de peinture et de sculpture : catalogue descriptif des œuvres récompensées et des principales oeuvres hors concours a été numérisé en entier, du vol. 1 de 1879 au vol. 13 de 1891. Comme le titre l’indique, l’objectif de cette revue n’est pas de faire la critique des œuvres du salon, mais bien d’en livrer la description. La préface du premier numéro précise la ligne éditoriale :

«Le Livre d’Or n’est point un livre de critique : c’est un registre d’honneur, où l’on inscrira chaque année les noms des peintres et des sculpteurs qui auront gagné ou soutenu leurs titres de noblesse par quelque ouvrage d’éclat à l’Exposition des artistes vivants. ».

Le second titre est la Revue des beaux-arts : tribune des artistes, disponible du vol. 1 de 1850 au volume 10 de 1859. Il s’agit de la publication de la Société libre des Beaux-Arts, qui se fixe pour objectif de couvrir une large palette de domaines : « peinture, statuaire, architecture, archéologie, gravure, dessin, lithographie, musique » (« Aux lecteurs », p.II du vol. 1). Le directeur puis rédacteur en chef de la revue est Félix Pigeory, architecte qui a notamment proposé un projet pour les Halles de Paris, exposé dans le vol. 2 de la revue, p.201-205, et un projet concurrent à celui de Labrouste pour installer la bibliothèque Sainte-Geneviève à l’Odéon. L’architecture a donc une belle place dans la revue, mais on y trouve également, au-delà du projet annoncé, des critiques de théâtre et des articles d’histoire de l’art.

Exemple d’une critique de la nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève un peu avant son ouverture, extraite de la Revue des beaux-arts : tribune des artistes :

Pour les arts décoratifs, c’est la revue hebdomadaire L’Art ornemental qui a été numérisée en entier, du numéro 1 de 1883 au numéro 209 de 1887. Face au succès des arts ornementaux étrangers (on pense notamment au mouvement britannique arts and crafts), cette revue souhaite vivifier l’art ornemental français en donnant à voir aux artisans des exemples issus de l’histoire des arts décoratifs, pour un prix modeste.

 

Les Arts bibliographiques : l’œuvre et l’image  (1904-1907), « revue trimestrielle consacrée à la littérature contemporaine, à la technique et aux arts du livre », complète ce corpus pour les arts du livre. Les critiques littéraires y côtoient les reproductions de reliures et les échos du monde du livre du début du XXe siècle.

Enfin, la musique est représentée par la revue Le Plain Chant (1860-1861), qui devient la Revue de musique sacrée ancienne et moderne en 1861 et est numérisée jusqu’au volume 12 de 1869. Cette revue de musique sacrée ne présente quasiment pas de musique imprimée, mais plutôt des articles et informations sur la liturgie et son histoire et les actualités des décisions de la congrégation des rites.