L’évolution du type iconographique médiéval

Cette représentation médiévale de sainte Geneviève, entre ange et démon, fit fortune dans les enluminures jusqu’à la fin du Moyen Age, et se retrouve encore dans les estampes, plus particulièrement au XVIIe siècle.

Dans un manuscrit des Heures de Notre-Dame du XVe siècle, on remarquera la maladresse du petit diable, qui dirige son soufflet non vers la flamme mais vers la tête de Geneviève, gaucherie qui témoigne du caractère mécanique qu’avait pris alors ce type iconographique, produisant des œuvres à l’aspect parfois répétitif et figé. Un Collectaire à l’usage de l’abbaye Sainte-Geneviève, écrit et enluminé au XVIIe siècle dans le style de la fin du XVe siècle, fait encore expressément référence à ce modèle.

Des gravures du XVIIe siècle, illustrant des bréviaires imprimés ou des récits hagiographiques, poursuivent cette tradition, mais en ajoutant parfois à l’arrière-plan une vue de Paris ou d’autres épisodes de la vie de la sainte, comme, dans l’estampe de Pierre Daret, la guérison miraculeuse de la cécité de sa mère avec de l’eau bénite et la distribution de pains à la population affamée.


Suite : Sainte Geneviève bergère : l’apparition du type pastoral

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