Enquête de public 2015 : les publics non-universitaires

Un aperçu des résultats de l’enquête de novembre 2015 en images :

La Bibliothèque Sainte-Geneviève a pour particularité d’être à la fois publique et universitaire. Toute personne de plus de 18 ans ou bachelière peut ainsi s’inscrire gratuitement. Nous avons souhaité cette année mieux cerner le « grand public », qui ne relève ni du monde scolaire ni du monde universitaire. En voici les traits les plus marquants.

Données sociologiques

Sur le public interrogé, deux tranches d’âges sont nettement majoritaires : celle des 40-59 ans (41%), et celle des 60 ans et plus (37%). 56% du public provient de Paris même, 32% de la région parisienne. Si tous les niveaux d’études sont représentés, on constate une domination des diplômes d’un rang équivalent au bac +4 et au dessus (69%). Près de 65% du public interrogé n’exerce pas d’activité salariée ; pour les 35% restant, aucune catégorie d’activité dominante ne se dégage.

Fréquentation de la BSG

La BSG reste en tête de la liste des établissements les plus fréquentés (37%) par le grand public. Les différentes bibliothèques et médiathèques municipales arrivent en deuxième place (21%). Concernant la fréquence d’utilisation de la BSG, on peut remarquer une grande disparité. Près d’un tiers (31%) la fréquente régulièrement, plusieurs fois par semaine, voire tous les jours ouvrables. La proportion de nouveaux lecteurs parmi la population interrogée s’élève à 16%.

Quant au temps passé au sein de l’établissement, une nette majorité se dégage en faveur des longues sessions : 59% du lectorat déclare rester plus de 2h, en moyenne. Ils sont 36% à prolonger leur séjour au-delà de 3h. Pour les salles visitées, la salle Labrouste recueille la plupart des intentions de visite (près de 77%). La plupart des personnes interrogées n’avaient pas connaissance de l’existence d’autres salles, qu’il s’agisse de la Réserve au rez-de-chaussée, de la Bibliothèque nordique, ou des salles annexes (salles de la Passerelle, de références ou de formation). La principale activité du public interrogé reste la consultation des collections de la BSG (48%), qu’il s’agisse des fonds en libre accès (25%) ou de ceux en magasin (23%). Le travail sur documents propres suit (24%). Les motivations mises en avant pour la venue à la BSG sont le travail (41%), le savoir (26%) et l’ambiance (19%).

Usages et besoins documentaires

Parmi les ouvrages consultés, les thèmes sont très hétérogènes. Trois cependant se distinguent : l’histoire (18%), l’art et la religion (13% chacun). Le grand public semble peu informé des services de la BSG : seules les expositions sont connues par une majorité de lecteurs (plus de 40% déclarent ne pas en avoir connaissance malgré la présence de l’une d’entre elles dans le hall au moment de l’enquête). Les services disponibles sur place (salle de formation, aide personnalisée à la recherche, conférences et prêt entre bibliothèques) tout comme les services dématérialisés (ressources et bibliothèques numériques, réponses à distance) sont peu connus.

Services à développer

44% des usagers interrogés souhaiteraient voir se développer de nouveaux services : l’emprunt de documents (34%), un espace presse (17%), des événements culturels (15%) et un espace d’autoformation (14%). Les principaux sujets de mécontentement sont : les files d’attente pour accéder aux salles (28%), le manque de places de lecture (17%), le manque de prises électriques (10%) et le fonctionnement du Wi-Fi (8%).

Conclusion

La bibliothèque a connu une baisse soudaine d’affluence suite aux attentats. Cela eut une répercussion immédiate sur le nombre de personnes interrogées, 94 au total, chiffre qui oblige à interpréter l’enquête avec précaution. La méconnaissance des différents services et salles de la bibliothèque mérite réflexion. Les principaux attraits de la BSG restent la richesse de ses collections, le cadre et l’ambiance propice à l’étude.